Lundi 11 novembre 2019 ((rezonodwes.com))– Le dimanche 10 novembre, la Bolivie est devenue le seul pays du continent américain sans gouvernants.
Dans l’après-midi de ce jour, le président constitutionnel Evo Morales a démissionné de son poste, mais également les trois autres personnes qui -selon la constitution- peuvent lui succéder: le vice-président Álvaro García Linera, le président du Sénat, Adriana Salvatierra et le président de la Chambre des députés Rolando Borda.
Quant à Rubén Medinaceli, le premier vice-président du Sénat, qui, comme tous les précédents, est membre du Mouvement socialiste (MAS), parti au pouvoir depuis 14 ans, ne veut pas assumer la présidence de l’État.
Dimanche soir, la deuxième vice-présidente du Sénat, l’opposante Jeanine Anez, a revendiqué son droit à devenir chef de l’État par intérim. « Je suis la deuxième vice-présidente et dans l’ordre constitutionnel, je devrais assumer ce défi avec le seul objectif d’appeler à de nouvelles élections », a-t-elle déclaré à la télévision. Mais rien n’a été décidé dimanche.
La situation en Bolivie devient extrêmement instable et imprévisible, car il est impossible de savoir qui sera le nouveau dirigeant, combien de temps il durera et quelles caractéristiques auront les élections, notamment si cela permettrait au retour de Morales et García Linera appliquer