Jeudi 17 octobre 2019 ((rezonodwes.com))– Dans le but de commémorer le 213e anniversaire de l’assassinat de Jean Jacques Dessalines, fondateur de la nation haïtienne, le Président Jovenel Moise, tôt jeudi, s’est rendu, sous forte escorte, au MUPANAH (Musée du Panthéon National), pourtant situé à coté du siège de la Présidence.
Une fois de plus, le président, très contesté par la population, a pointé du doigt le système et a déclaré que ce jeudi 17 octobre doit être une journée de réflexion.
Accompagné de son épouse, Martine Moïse, du Premier ministre de facto, Jean Michel Lapin et du Directeur Général a.i. de la PNH, Normil Rameau, le chef de l’État s’est contenté d’une courte intervention.
« Le peuple haïtien doit se mettre ensemble pour combattre le système. Celui-ci a la capacité de se reproduire » a lâché le président Moïse.
La petite délégation, en l’absence des représentants des autres pouvoirs et du corps diplomatique, a fait le dépôt d’une gerbe de fleurs pour honorer la mémoire du Pere fondateur de la Patrie et, selon la Présidence, pour « nous montrer dignes de l’héritage qu’il nous a légué ».
Incapable de se rendre au Pont Rouge ou à Marchand Dessalines, en raison de la situation quasi-insurrectionnelle et de paralysie des activités prévalant en Haïti durant plus d’un mois.
Les agents de l’USGPN, pour permettre au président de réussir sa petite virée au Mupanah ont dû, avant le lever du soleil, faire place nette sur le Champs de Mars, en délogeant les militants anti-gouvernementaux, brutalisant même les journalistes qui voulaient coûte que coûte s’aventurer dans cette zone devenue interdite.
D’un autre coté, l’opposition se propose d’occuper les lieux traditionnels de commémoration de la mort de l’Empereur et a annoncé la poursuite de la mobilisation générale pour obtenir le départ du pouvoir en place.
Pascal Fleuristil
pfleuristil@yahoo.fr