Un point sur lequel, à travers ses multiples conférences de presse, le porte-parole de la Police nationale haïtienne (PNH), Michel-Ange Louis-Jeune, n’est certainement jamais revenu et que tout le monde aurait l’air d’oublier, est bien ceci : Les policiers sont-ils toujours habilités à fouiller tous les véhicules indistinctement, incluant ceux des « officiels », lors des opérations après des signalements des crimes au sein des collectivités ?
Normil Rameau, dans son premier discours, après avoir été nommé directeur général a.i de la PNH, par un Premier-ministre de facto sans provision constitutionnelle et légale, a promis de s’attaquer aux problèmes d’insécurité qui sévissaient récemment dans le pays et a annoncé la création d’une nouvelle dynamique au sein de l’institution de police.
Port-au-Prince, vendredi 8 août 2019 ((rezonodwes.com))–Le porte-parole de la PNH, Michel-Ange Louis-Leune a annoncé vendredi pour la énième fois des mesures pour « lutter contre l’insécurité dans la capitale et dans la région métropolitaine« , marquée cette semaine par une recrudescence des actes de violence et de banditisme prouvant l’ingouvernabilité de ce pays, classé comme le plus corrompu de la région des Caraïbes, dans un rapport publié par Amnesty International.
Ce n’est pas la première fois que les forces de l’ordre qui ont brillé devant le parlement, lors de la séance de « mise en accusation de Jovenel Moise« , ont communiqué des dispositions visant à pacifier la région.
Soulignons qu’au début du mois, Garry Desrosiers, également porte-parole de la PNH, avait indiqué que les mesures prises par la Direction départementale de l’Ouest avaient entraîné l’arrestation d’une quarantaine de personnes à Martissant, dont un chef de bande.
Toutefois, plusieurs organisations ont indiqué que les forces de police ne disposent pas de ressources suffisantes pour faire face aux actes criminels de bandes armées à la solde de gros bonnets et d’officiels, qui contrôlent également l’entrée sud de Port-au-Prince, qui relie la capitale à quatre autres départements géographiques du pays.
Selon Louis-Jeune, la police nationale envisage dans les prochains jours d’améliorer sa capacité opérationnelle moyennant de nouveaux matériels lui seront fournis.
Rappelons que la Commission épiscopale Justice et Paix a révélé qu’entre janvier et mars 2019, environ 122 personnes sont mortes violemment et ces actes odieux étaient perpétrés dans la seule région métropolitaine de la capitale.