Mercredi 26 juin 2019 ((rezonodwes.com))– L’organisation GSODEH soutient le réveil et l’éveil de la population haïtienne dans la lutte contre la corruption qui gangrène nos institutions et qui est considérée comme un virus pour le développement du pays. La lutte pour l’éradication de ce fléau revêt un caractère d’urgence.

Alors, la société a le droit de demander compte à tous les agents publics de son administration. Il est à remarquer que la situation sociopolitique et économique du pays est désastreuse et devient de plus en plus précaire depuis déjà des années où le peuple haïtien s’accroupit dans une misère atroce et vit dans le désespoir.

Compte tenu de cette situation lamentable, exécrable, le peuple est à bout de souffre, il réclame sans condition le départ du premier mandataire de la nation en l’occurrence le président de la République Jovenel MOISE, épinglé dans les affaires de détournements de fonds PETROCARIBE, destiné à améliorer les conditions matérielles de son existence.

A cette phase, la volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics dans une démocratie. Donc,Jovenel MOISE pris en ses qualités de président de la République, garant de la bonne marche des institutions républicaines conformément aux dispositions des articles 136 et suivants de la constitution en vigueur, a l’obligation morale d’examiner sa faible légitimité populaire et son manque d’autorité pour mener le pays au bon port.

En conséquence, dans le contexte d’aujourd’hui, le chef de l’Etat doit tirer les conséquences que de droit dans l’intérêt supérieur de la nation haïtienne, et, il doit se mettre à la disposition de la justice pour les faits incriminés. Car, tous sont égaux devant la loi. Par ailleurs, l’organisation GSODEH prône une transition politique, mais pas un gouvernement provisoire pour créer des nouveaux riches.

Au nom de la raison et de la vérité, elle remet en cause les certitudes traditionnelles dans tous les domaines suivants : science, morale, politique, religion, économie, culture, éducation, santé, justice etc. Le peuple haïtien veut divorcer avec le système corrompu et prédateur et du même coup, il réclame un changement de régime et de système basé sur l’exclusion et de l’inégalité sociale. En ce sens, il est impérieux d’envisager une réforme constitutionnelle.

D’où celle-ci engendra une autre forme de l’Etat qui mettra emphase sur le développement durable, la justice sociale et le bien-être collectif. GSODEH rappelle que tout gouvernement républicain (où le pouvoir est entre les mains du peuple), est fondé sur la vertu.

Et au nom de la vertu et de la morale politique, le chef de l’exécutif doit tirer la révérence dans le plus bref délai en vue de trouver un dénouement à la présente crise pour la réalisation du procès PETROCARIBE. Fait à Port-au-Prince, le 23 juin 2019.

Me Jude THIMOGENE,
Secrétaire Général