par Kerlens Tilus

« Un jour, la parole reviendra au peuple, même si la nuit semble longue, le jour et le soleil finiront par se lever. » (Isefra N Yema)

« La presse est le tribunal de la parole » (Trezil Jean Samuel)

Lundi 27 mai 2019 ((rezonodwes.com))– Nous écrivons sur la presse en Haiti parce que nous comprenons que la presse est un pouvoir et qu’elle peut mettre de l’ordre dans le désordre généralisé qui règne au pays. Les travailleurs de presse vivent dans des conditions très difficiles en Haiti pour ne pas dire précaires. Les journalistes salariés honnêtes, sérieux et qui travaillent dans les normes de la déontologie de la presse ne sont pas riches. Le journaliste honnête en Haiti ne peut pas vivre de son métier.

En 2007, nous avons participé à l’élaboration d’un projet pour l’ONG Reporters Sans Frontières qui avait pour but d’encadrer les journalistes, les offrir des opportunités de formation continue, leur permettre de trouver des prêts pour mener d’autres petites activités lucratives (sans conflits d’intérêts avec leur profession). Certains journalistes seniors menaient la belle vie à l’époque et ils n’étaient pas intéressés à cet effort de solidarité. Depuis plus de 10 ans, il n’existe plus d’associations de journalistes dignes de ce nom qui peuvent réellement défendre les journalistes, réclamer pour eux un bon salaire et de meilleures conditions de travail.

Nous nous souvenons bien que de 1994 à 2004 comment les trafiquants de cocaïne faisaient la pluie et le beau temps en Haiti. Ils arrosaient tout le monde : dirigeants de l’Etat, leaders religieux, journalistes, organisations de la société civile, etc. De 2000 à 2004, nombre de journalistes ont laissé le pays ; après le tremblement de terre, certains ont dû se réfugier ailleurs. Malheureusement, ce vide est comblé surtout par des gens qui n’ont aucune formation appropriée pour être dans une salle de nouvelles, derrière un micro pour faire des analyses de tout genre.  

Avèk ekonomi an k ap pran kou, movèz jesyon leta, koripsyon, tout mou ap sibi, e jounalis yo pa epanye. Genyen ki oblije lage kò yo nan pwostitisyon sou tout fòm pou yo viv. Men, se pa mizè, movèz kondisyon travay ki fè yon jounalis deside vin machann mikwo. Le « machann mikwo » est un arnaqueur qui ne veut pas vivre à la sueur de son front ; il ne veut pas souffrir comme tout le monde. Il a la folie de grandeur et veut réaliser de grandes choses même quand il sait qu’il doit danser avec le diable. Les « machann mikwo » sont tellement confortables qu’ils n’ont pas honte de parler de leur aise pendant que plus de 70% de la population vit dans la pauvreté et n’arrive pas à prendre deux repas par jour.

Quand un journaliste déclare qu’il vit bien en Haiti, on doit se demander comment. Les « machann mikwo » prennent tout le monde pour des imbéciles. Ils travaillent pour posséder des appartements, des hôtels, des restaurants et d’autres activités rentables au détriment la majorité qui vit dans la crasse. Nous n’avons aucun problème avec les entrepreneurs ; mais utiliser son micro pour faire le trafic d’influence, c’est dangereux. Est-ce qu’un journaliste, directeur d’opinions peut être homme d’affaires à la fois ? C’est un débat qui est lancé et l’AJIH, l’ANMH doivent se positionner sur cette question.

Il y a différents types de radios : Radio commerciale, radio de proximité, radio communautaire. Dans tous les pays développés du monde, les médias vivent de la publicité et aussi la plupart des médias sont des propriétés de grands hommes d’affaires. Les médias communautaires sont subventionnés par le trésor public et des donateurs privés. En Haiti aujourd’hui, il faut que nous parlons d’autres modes de subventions des médias en dehors de la publicité. Quand en Haiti ceux qui donnent des contrats de publicité sont ceux-là même qui exploitent le peuple, qui encouragent la corruption et qui font mainmise sur l’Etat, comment un média va pouvoir les dénoncer s’il doit avoir une publicité de ces malfrats. Certaines stations de radios en Haiti sont à la fois : média commercial, de proximité et communautaire. L’Etat devrait financer ces stations.

Mais, à l’heure actuelle, c’est impossible parce que nous n’avons que des corrompus et des voleurs au pouvoir, aucun media sérieux ne saurait prendre une subvention entre les mains de l’Etat et je ne crois pas que l’Etat a les moyens pour le faire. Les Haitiens, surtout ceux qui sont mieux lotis doivent apprendre à financer les institutions qui sont utiles à la communauté et au pays. Il faut trouver un moyen pour financer les médias communautaires. Aujourd’hui, certains médias qui arrivent à donner un salaire raisonnable à leurs journalistes, travailleurs de presse, sont des médias où les propriétaires sont des hommes d’affaires. Ils investissent leur argent dans un média pour pouvoir exercer de l’influence et ils ont de l’argent pour investir. Un patron de média qui est journaliste et qui n’a pas de grands moyens financiers ne peuvent pas toujours satisfaire tous ces journalistes. C’est un problème sérieux et grave.

Certains patrons de médias savent qu’ils dirigent des « biznis » et que tout journaliste est libre de vendre leur micro du moment qu’il aide le média à faire de l’argent aussi. Ces médias n’ont pas de ligne éditorial. Nous essayons de comprendre les journalistes. Ils ne sont pas tous corrompus même si beaucoup vivent dans la précarité. Un journaliste senior avec dix ans d’expérience ne peut pas être propriétaire de maison si ses parents n’avaient pas de grands moyens. Le journalisme ne nourrit pas son homme. Il est quasiment impossible pour un journaliste de construire une fortune en Haiti tout en étant honnête et droit. Certains patrons de médias ont de quoi pour vivre ; mais ils ne sauront être riches. Quand j’avais 20 ans, il y avait des noms qu’on citait dans le trafic des stupéfiants et qui sont aujourd’hui patrons de médias. C’est scandaleux. Je me souviens qu’un jour j’écoutais un journaliste qui parlait de dealers de drogue et qui les fustigeaient. A la fin de l’émission, je lui ai écrit pour lui dire de faire très attention, car son patron a construit sa fortune avec l’argent de la drogue. Haiti se tè glise, moun pa janm fin konn moun vre.

Je conseille les jeunes qui veulent faire carrière dans le journalisme de faire avant tout une étude de quatre ans dans un domaine quelconque pour décrocher une licence avant de s’y lancer. Tu ne pourras pas subvenir à tes besoins sans ramper, sans te transformer en « machann mikwo ». En Haiti, les bandits légaux font tout pour décourager les jeunes brillants et crédibles qui veulent se lancer dans la radio télédiffusion ou dans la presse écrite. Des jeunes journalistes peuvent se mettre ensemble pour montrer leur propre média en ligne. Il y a moyen de vivre de sa plume et de son micro tout en faisant un travail remarquable, mais il faut être inventif, original et utiliser à bon escient les nouvelles technologies de l’information. Je travaille avec des jeunes qui veulent écrire et qui veulent devenir bloggeurs professionnels. Les futurs combattants, les futurs révolutionnaires, les futurs agents de changement et de transformation seront des bloggeurs qui peuvent naviguer bien sur les réseaux sociaux et qui ont une bonne vision. Ne vous inquiétez pas des médias traditionnels ; ils sont en chute libre. Je conseille les jeunes journalistes au sein des médias traditionnels d’utiliser leur temps à bon escient, de faire des études avancées ; de faire des études en ligne. Il y a des bourses pour des journalistes et des programmes de formation continue en communication, journalisme, gestion audio-visuelle et autres. Il faut bouger les jeunes. Le monde bouge et évolue. Haiti doit bouger. Il y a tellement d’opportunités ces jours-ci, qu’un journaliste compétent qui sait bien lire et écrire, et qui a une grande capacité d’analyse peut construire une bonne réputation et gagner sa vie en dehors de l’arnaquage. C’est ce travail de coaching que je fais depuis plus de cinq ans. Vous n’êtes pas obligés de vendre votre plume et votre micro. Vous n’êtes pas obligés d’être esclave de quelqu’un avec vos connaissances ; vous n’êtes pas obligés d’être un vendu.

Un ami en Haiti a écrit ce matin, en commentant un de mes postes sur les « machann mikwo » que : « Sa a se yon vrè pwoblèm wi nan sosyete nou an. Twòp machann mikwo. Yo sèvi ak medya yo pou fè chantaj. Epi se pa nan kapital la sèlman non. Nan vil pwovens yo pratik sa a terib tou wi! » Le phénomène de « machann mikwo » est très alarmant. Le « machann mikwo » banalise tout ; il est très limité ; il ne lit pas ; il ne prépare pas son émission ; il ne fait pas des recherches ; Dans sa tête, il est un expert en tout et il peut tout discuter ; il peut se permettre de raconter quoi que ce soit. C’est ce que pense toujours d’un Valery Numa qui ne croit pas dans le recyclage et qui pense qu’aller passer trois mois en formation à l’étranger est une perte de temps et qu’il peut gagner beaucoup d’argent dans cet espace de temps en restant au pays. Les « machann mikwo » ont tous le même langage : « mwen pa oblije etidye plis ; mwen gen konpetans ase. » Mes chers lecteurs, regarde bien, plus de 80% de « machann mikwo n’ont pas une licence et pas plus de 10% ont fait des études universitaires, et moins de 1% ont une maitrise. Le « machann mikwo » est un analphabète fonctionnel qui se croit intelligent et qui utilise sa fougue, son agressivité, son audace pour faire chanter les gens, les arnaquer et se met au service des corrupteurs et des corrompus de toutes sortes pour zombifier le peuple, faire la promotion de l’ignorance, de l’immoralité, du viol, du kidnapping, du grand banditisme et de toutes sortes de vacheries. Nous devons bousculer les « machann mikwo ». Nous ne devons pas les invectiver. Nous devons les écouter, analyser leurs points de vue ; critiquer leur émission en tenant compte des grilles d’analyse en communication (Jurgen Habermas, Noam Chomsky, etc.). Chers jeunes, l’espoir d’Haiti, c’est vous. Donner à Haiti deux heures par jour écouter un « machann mikwo », faire un résumé de son émission et émettre des critiques sur les réseaux sociaux est un devoir. Nous devons les stopper dans leur sale besogne.

J’ai un groupe de jeunes que je forme. Nous enregistrons les émissions et nous les analysons. Ils sont bien imbus des techniques de manipulation en communication et en politique, et ils analysent les propos des « machann mikwo ». Nous avons des centaines de pages écrits sur les « machann mikwo ». On les observe, on négocie avec eux et de temps à autre, on les donne une petite tape sur la main. Mais, l’heure est grave aujourd’hui. Ce sont les « machann mikwo » qui permettent à Jovenel Moise de résister et à l’opposition de ridiculiser le peuple. Une amie a écrit ce matin : « Fòk machann mikwo yo sispann detounen atansyon moun yo sou vrè pwoblèm yo pandan yo konsantre atansyon an sou yo pou rann tèt yo pwisan pou politisyen rive sou yo. » et un autre de renchérir : « Rezo soyal yo devanse tout machann mikwo. Kote aksyon an pase a, nou gentan lage li. Pa gen afè al retire moso. Se la nèg kap kreye jounal pou vann nan radyo le maten yo pran kou. Yo fache, yo gen pwoblèm. Si yap touche chèk nan leta pou mikwo yap vann nan, nou lage kopi chèk yo, yo fè kadejak nou lage l. Bwa mare. Rezo sosyal yo ap devwale tout sa y ap kache. Manti yo paka pase ankò. » Valery Numa a présenté des excuses camouflées ce matin à l’édition de nouvelle du matin de la Radio Caraïbes dite « gran boulva », mais Guerrier Dieuseul a fait une impertinence en parlant des détracteurs qui veulent détruire Valery Numa. Guerrier Dieuseul , zafè machann mikwo a ap fini. Nou mèt voye pye, n ap toujou pale de fenomèn machann mikwo a k ap detwi peyi a paske se bandi y ap apiye. Menm entevansyonw yo n ap swiv. Gran boulva a pa dwe fè nouvèl, li dwe bay nouvel. Nou pap ka goumen ak entènot yo. Se travay nou pou n fè byen, pou n sispann apiye vakabon nan peyi a. Antouka, Valery Numa pa sèl machann mikwo ki genyen. Nan Caraibes, gen machann mikwo tou e n ap rive sou nou. Banbòch la dwe fini. Jounalis dwe pran men yo nan peyi a, sispann fè dezod. Koulye a, pwojektè sou nou.

Nous voulons produire des réflexions sérieuses sur la presse haitienne, les problèmes auxquels elle est confrontée ; la situation de précarité des journalistes et sur les alternatives pour sauver cette presse en chute libre. Je ne suis pas un prédateur de la presse, ni un ennemi des journalistes comme certains veulent le faire croire dans les coulisses. Je suis contre la médiocrité, je suis contre le chantage, l’arnaquage ; je suis contre les « machann mikwo » qui ternissent l’image des journalistes compétents, sérieux et honnêtes. La presse est réduite à une peau de chagrin. Ce qui énerve et qui est un danger, est qu’aujourd’hui, la plupart des soit disant analystes politiques, directeurs d’opinions n’ont fait aucune étude appropriée, et aussi ni en communication ni en journalisme ; et ceux qui ont fait ses études ne lisent du tout pas. Ils n’ont pas de culture générale. Ils auraient pu utiliser Google, faute moyens pour consulter des sites académiques. Des personnes comme Valery Numa, Jean Monard Metellus, Marie Lucie Bonhomme qui ont été à l’université doivent donner le ton. Nous ne pouvons pas accepter et cautionner le « kalonnaj ». Tu reçois un invité, tu dois lire sur le sujet à aborder et tu dois consulter des spécialistes pour avoir de bonnes questions à poser et pour se situer un peu dans le débat. Il faut lire messieurs dames les journalistes ; il faut apprendre à ecrire également. Certains journalistes seniors ont appris le métier sur le tas, mais ils ont beaucoup lu et ils ont une capacité d’analyse très poussée à force de lire, à force de produire des réflexions sur les idées des autres et à force de visionner et d’entendre des journalistes brillants. Mon premier problème avec vous, messieurs et dames « machann mikwo » est que vous abêtissez la jeunesse et le peuple en connaissance de cause et vous bloquez toute tentative d’insurrection qui doit aboutir sur la révolution nécessaire et le tabula rasa.

Valery Numa et les autres « machann mikwo » qui se connaissent, ce combat m’est cher. Guerrier Dieuseul, l’affaire Valery Numa, défenseur des kadejakè n’est pas enterrée. Valery Numa est un danger public qui doit être stoppé. Nous l’avons poussé à présenter des excuses. Aujourd’hui, nous voulons le porter à faire une introspection sur sa vie et sur sa carrière. Comme le dit Henri Marge Dorleans : Valery Numa, Change-toi, toi-même et change ton pays. C’est le titre du dernier livre de l’ancien ministre de la justice, un homme compétent et capable. Je vous invite chers jeunes à vous procurer de cet ouvrage qui est succulent qu’on peut trouver à l’AFPEC au numéro 12 Rue Pacot, Port-au-Prince (Tel : 3617-8941). Nous avons un devoir patriotique de dire aux « machann mikwo » qu’ils sont nuisibles et néfastes pour la bonne marche du pays et les Haitiens en général. Pour les trois mois à venir, notre focus est sur Valery Numa, le « machann mikwo » le plus expérimenté et le plus habile. En mettant Valery Numa sur le grand écran, les autres « machann mikwo » doivent être intimidés et ralentir dans leur opération de lynchage de la population et de destruction d’Haiti. Jeune journaliste, il y a de bons modelés. Apprendre à connaitre qui étaient et qui sont Carlo Desinor, Anaise Chavenet, Pierre Clitandre, Fred Brutus, Herold Jean Francois, Lilianne Pierre Paul, Sony Bastien, Marvel Dandin, Venel Remarais, Robert Aupont, Trezil Jean Samuel, Daly Valet, Evens Dubois, Pierre Manigat Junior, Moise Dimanche, Moise Champagne, Jethro Julien, Ives Marie Channel, Ady Jean Gardy, Jacques Sampeur, Guy Jean,  Clarens Renois, Rothschild François Junior, Jean Max Cyprien, Daniel Marcelin, John Steve Brunache, Pierre Thibaud Junior, Dominique Staco, Jean Pierre Brax, Jean Léopold Dominique, Michèle Montas, etc. Dans ma génération, il y a eu de très bons journalistes : Wil Germain, Robert Philome, Richard Wendy, David Guivenson Alexandre, Joseph Sony Lamarre, Enock Nérée, etc. Aujourd’hui, nous avons un fleuron de bons journalistes courageux et qui ont soif de connaissance : Fanel Delva, Michel Joseph, John Wesly Delva, Amos Cincir, etc. Les bons modèles sont là. Chers jeunes, l’arnaquage et le chantage ne doivent pas faire partie de votre vocabulaire comme journaliste.

Nous avons une longue liste de journalistes modèles et ceci même dans les médias où il y a des « machann mikwo », il y a des journalistes très respectueux. Etre et devenir un « machann mikwo » est un choix très calculé. C’est l’ambition démesurée, l’envie de devenir riche et la haine de l’autre et de la patrie qui motivent les « machann mikwo ». Nous ne ferons pas de scandale. Nous taclerons les « machann mikwo » doucement et lentement. Nous n’allons pas les avilir. Quand ils raidissent sur la corde, au lieu d’une tape sur la main, il peut recevoir un « siyad » sur le crâne ; mais rassurez-vous chers lecteurs, il n’y aura pas de violence. Valery Numa, Je ne citerai pas le nom de tes six manman pitit et de tes huit enfants dont nombre d’entre eux, tu as abandonné quand tu sais qu’ils sont tes enfants. Je respecte ta vie privée, mais cesse de ridiculiser les autres. Je fais mention de ces données, c’est juste pour te donner une idée de ce que j’ai comme information et te montrer que je ne suis pas aussi méchant que toi, sinon je t’aurais déjà mis K.O. 

Valery Numa et les « machann mikwo » doivent savoir qu’ils sont suivis et beaucoup de gens leur font confiance. Alors, violer la confiance des innocents, de pauvres citoyens qui cherchent la lumière et les mentir est un crime Professeur Joseph Amary Noel. Les « machann mikwo » doivent savoir que leurs actes les suivent et que bon nombre d’entre nous, auditeurs sommes capables de comprendre et de faire des déductions justes. Nous apprécions leur courage, mais ils doivent être francs, sincères et honnêtes. Le mois de Mai est le mois de la santé mentale dans le monde. Valery Numa m’a traité de fou à plusieurs reprises sur les ondes de la Radio Vision 2000 ; je n’ai jamais réagi ; mais, au moment opportun, je vais pressurer Léopold Berlanger pour offrir l’espace Invité du Jour et Vision 2000 à l’Ecoute de Valery Numa certaines fois à des spécialistes en santé mentale pour informer et éduquer la population sur les troubles mentaux. Une grande partie de la population haitienne souffre de troubles mentaux ; malheureusement, ils ne sont pas pris en charge. Valery Numa se croit être suffisant, arrogant et dit ce qu’il veut comme bon lui semble. He bien, mon vieux, avec moi comme auditeur fidèle de Radio Vision 2000, radio que j’ai appris à aimer grâce au brio et au dynamisme de Daly Valet et d’un groupe de vrais travailleurs de presse dans les années 90, tu ne peux pas dire n’importe quoi. Tu dois faire preuve de retenue, de compétence, de moralité, et de probité intellectuelle. Je ne saurais être aigri de quiconque, car je suis formé assez et j’ai le Granmèt dans ma barque. Je ne suis ni rancunier ni orgueilleux. Je veux juste montrer aux jeunes qui sont les vrais ennemis du peuple et qui collaborent avec les ennemis du peuple pour semer la confusion. Si tu continues à faire de l’entêtement ; un bon matin tu commenceras à raconter tout ce qui est caché jusqu’ici sur ta propre vie et sur tes combines contre le peuple et le pays. Ce texte est un appel au retour à l’ordre, Mr. Numa et les machann mikwo. Le journalisme est un métier noble ; qu’il soit exercé avec noblesse.

 A vous journalistes qui faites votre travail avec brio et qui ne font pas de bruit, Dieu voit tout, vous protègera et pourvoira à vos besoins. Un jour, vous serez récompensés. Nous savons que les conditions de travail sont difficiles, mais résistez, et résistez toujours. Nous sommes à deux pas du bout du tunnel de la liberté, du progrès et du développement endogène durable. Vive les journalistes honnêtes, capables, compétents, sérieux et courageux ! Comme le dit le fondateur de Ranmasse sur Radio Caraïbes, Trezil Jean-Samuel : la presse est le tribunal de la parole et elle doit inspirer confiance toujours et en tout.

Kerlens Tilus     05/27/2019
Snel76_2000@yahoo.com
Tel : 631-639-0844