par Hervé Noël
Des chauffeurs et propriétaires de véhicules peinent à s’approvisionner en carburant. Le produit reste encore rare dans des stations d’essence en dépit des garanties données par le Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide au Développement
Port-au-Prince, dimanche 7 avril 2019 ((rezonodwes.com))–L’anxiété a envahi des automobilistes faisant la queue pour arriver à se procurer d’un ou plusieurs gallons de ce précieux liquide délivré aux compte-gouttes à Bizoton.
À Pétion-Ville, dans des stations d’essence, des gens se bousculent pour se ravitailler en essence. Des heurts, des altercations entre pompistes et chauffeurs inaptes à s’adapter à la discipline imposée, ont pris le pas. Dans l’intervalle, longues files d’attente de véhicules, des clients faisant le pied de grue ont été constatés dans une station d’essence à Thomassin.
‘’C’est inacceptable de vivre
une telle situation. Depuis 3 jours les autorités ont promis la disponibilité du
carburant, alors que la rareté persiste’’,
s’indigne un chauffeur de taxi.
Le transport en commun affecté
À Laboule, ce samedi, aux premières heures, les trottoirs regorgeaient de passagers. Les véhicules desservant le circuit Pétion-Ville/Kenscoff, font monter les enchères en augmentant le prix des courses. En l’espace d’une journée, les tarifs des trajets ont été revus à la hausse.
‘’Dans le temps normal, il me fallait 20
Gourdes pour payer la course, maintenant ils réclament 100 Gourdes. Je devais rentrer
tôt ce matin, mais avec les nouveaux tarifs imposés je dois réviser mon plan’’,
s’énerve un passager.
Les
annonces de Jean Baptiste Ignace Saint-Fleur, responsable du Bureau de
Monétisation des Programmes des Programmes d’Aide au Développement ont
jusqu’ici été sans effets. Les garanties de la disponibilité de l’essence dans les
pompes s’évaporaient et la grogne des consommateurs se multipliait.
Hervé Noël
vevenoel@gmail.com