Billet de Pieriche Olicier à Monsieur Jovenel MOISE. Président de la République d’Haïti
Port-au-Prince, lundi 11 mars 2019 ((rezonodwes.com))– Monsieur le Président,
Je voudrais bien vous
remettre a la mémoire les événements
tragiques ayant causé récemment des dommages collatéraux aux nombreux hommes et femmes d’Affaires et de
Cheffes/Chefs d’Entreprises ; des séquelles ou conséquences, bien sûr, de
vos inélégances advenues dans la conduite de la Barque nationale sous la
Gouverne de votre Premier ministre, Jean Henry CEANT.
Tous comptes faits, votre
Premier ministre reste et demeure tout incapable de transformer en réalité
objective vos promesses et engagements solennels de campagne électorale.
Bien sûr, un rappel de
taille s’avère impératif à votre attention, notamment, votre entêtement à
vouloir le retenir a titre d’Exécutant dans la conduite de la Primature ! Tandis
que la souffrance et la douleur du peuple tapi dans la désespérance dépassent
de loin la frontière de la logique et de l’entendement ! Triste est le cas
de constater : tout espoir national est déchu !
Votre entêtement au
maintien du Premier ministre CEANT a
porté de graves préjudices au courage, oh combien héroïque, du Parlement !
N’en déplaise à votre majorité présidentielle !
Pourtant, l’heure
nationale est grave, Monsieur le Président MOISE,
au terme de six mois suivi de la ratification de votre second Premier
ministre en la personne du Notaire Jean Henry CEANT !
Auriez-vous, Monsieur le Président
de la République prêté une quelconque attention aux cris de désespoir du Peuple
souffrant et coince jusqu’au dernier rempart du désarroi et de la désespérance ?
Auriez-vous, Monsieur le Président, été capable,
aussi, de consacrer un laps de temps destiné, à écouter les cris d’un peuple
croupissant dans la crasse et la misère sans nom ?
Oserais-je
vous demander, aussi, Monsieur le
Président, de prendre votre bâton de Pèlerin dans le cadre d’une visite de
prospection au pays, de tout le pays, en ses arrières profonds, ses coins et
recoins, aux fins d’un constat circonstancié de l’ultime dégradation de vie de
la majorité nationale ?
Ce constat aurait-il été sans appel dans la remise
pressante du Tablier du Chef d’Etat ! Puisque votre gestion s’avère autant
désastreuse, autant catastrophique, que piteuse dans des Affaires de Peuple
souverain! Votre mandature présidentielle aidée du Premier ministre CEANT, a échoué piteusement puisque
réputée de désastres sans commune mesure !
Parce que le Peuple tout entier est incapable de
manger à sa faim ! Il se meurt ! Il végète dans la misère et aussi
dans la paupérisation exponentielle ! Et l’auteur attitré de cette
descente aux enfers, de cette déchéance
nationale, c’est bien vous, Monsieur le Président
MOISE !
La noble Cause du Peuple en souffrance est
désormais grave, gravissime ! Justement, à cause de votre incapacité à choisir
un Premier ministre visionnaire pétri dans les méandres délicats de l’Art ou du
Doigté de la gouvernance ! Or, tous les biens précieux d’un richissime
environnement sont là, a perte de vue : la terre, le soleil, les rivières,
la mer, l’air, en un mot, un Peuple infatigable, travailleur, et un
environnement béni dans tous ses états par le Tout- Puissant Créateur ! Il
ne demande qu’un boulot pour répondre a ses défis !
Or, un fait est clair, votre Premier ministre est
incapable de gérer ce patrimoine richissime au profit de la majorité des Haïtiennes
et Haïtiens ! Le chaos crève les yeux de tout un chacun ! Les
séquelles de la crise socio-économique créent des fissures sans possible
amendement au sein d’une population coincée aux derniers hurlements de la désespérance !
C’est le branle-bas généralisé ! Le taux de change en est l’indicateur le
plus éloquent qui soit ! Le Peuple souverain se meurt ! Il est au
bout du souffle !
La notion stratégique du Peuple Souverain dans sa
logique sans précédent de créateur de
« peyi lock » se fait incontournable au terme de son ras le bol,
puisque coincé jusqu’au dernier rempart de la désespérance, sans avenir! Un
certain éventuel renouvellement du « peyi lock » viendrait sonner,
enfin, le glas de votre Quinquennat ! Prenez-y garde, en tout cas,
Monsieur le Président MOISE !
Qu’attendez-vous encore de plus remuant, encore
que briseur, Monsieur le Président
MOISE, pour solliciter le concours ultime de votre majorité présidentielle
dans le renvoi sine die de votre Premier ministre tantôt déchu ! Ce Peuple
Souverain n’a-t-il pas dicté ad litteram la déchéance de votre Premier ministre,
notre Bien Aimé Notaire Jean Henry CEANT ? A chacun sa spécialité !
Monsieur le Président, ayez les assurances que le
Peuple vaillant d’Haïti veuille une fête
de Carême en paix ! Soyez, ainsi donc, à la hauteur de ses courageuses
espérances pour le Bonheur et la Grandeur de la Patrie commune !
Olicier PIERICHE
Ancien Ministre,
Président du Parti Reconstruire Haïti.-