Vendredi 8 mars 2019 ((rezonodwes.com))– Tous les citoyens haïtiens interrogés par les médias sont d’avis que le dialogue est indispensable pour permettre au pays de sortir de la lamentable situation dans laquelle il patauge actuellement.

Par contre, la majorité d’entre eux estiment que les dirigeants, après trois tentatives infructueuses, ne se sont pas véritablement engagés dans la facilitation des discussions en vue d’une résolution pacifique de la crise.

Il n’y a jusqu’à présent aucun signe démontrant que l’exécutif, en particulier le président Jovenel Moïse, décrié à travers les rues, soit prêt à un dépassement de soi.

D’un autre coté, les différentes franges de l’opposition n’arrivent pas à accorder leurs violons afin de proposer des modalités acceptables pour ce dialogue.

Alors que certains grands partis historiques, comme l’OPL, la Fusion et Fanmi Lavalas, qui ont dominé la scène politique durant ces trois dernières décennies, ont été lessivés par les différentes crises et peinent à se faire entendre, les nouveaux ténors de l’opposition radicale, Pitit Dessalines et le Secteur Démocratique, s’enlisent dans un jusqu’au-boutisme primaire.

En effet, si certains parlent d’États Généraux et d’autres de conférence nationale souveraine, aucun parti ou regroupement n’a, jusqu’à date, révélé une alternative viable pouvant aider à jeter les bases du dialogue, du démarrage économique et de la refondation de la nation.

La société civile, les professionnels et le secteur privé des affaires, ne sont pas mieux lotis. Aucune proposition de sortie de crise n’a émergé pour l’instant.

En clair, chacun, se contente de jouer à l’autruche, espérant que leurs activités personnelles pourront être épargnées par une explosion sociale de plus en plus certaine et imminente.

Joseph Pasthène Delausiers