« En Haïti, il y a eu des morts nombreux » affirme le porte-parole du gouvernement français.
La France, un des pays du Core Group ayant exprimé leur soutien au régime Tèt kalé, est déposée dans le même panier par l’ONU, en terme de répressions des manifestants
Mercredi 6 mars 2019 ((rezonodwes.com))–« La France citée par Michelle Bachelet entre Haïti (41 morts) et le Venezuela (où N. Maduro refuse l’aide humanitaire à son peuple), est-ce bien raisonnable ? » s’interroge le ministre français de l’Intérieur qui a ajouté que « les Français s’expriment chaque jour dans le #GrandDébat et que les suspicions de violences policières font l’objet d’enquêtes« .
Pour sa part, le porte-parole du gouvernement français, Benjamin Griveaux, s’est exprimé sur le sujet à la sortie du conseil des ministres au Palais de l’Élysée.
«Il faut […] s’étonner tout de même de se retrouver cité dans une liste entre le Venezuela et Haïti où il y a eu des morts […] des morts nombreux», a-t-il dit.
Benjamin Griveaux a rappelé que des enquêtes avaient été lancées «notamment par l’Inspection générale de la police nationale» et a fait état de 162 enquêtes ouvertes à la date du 1er mars. Alors qu’en Haïti, notons-le, aucune enquête n’a été annoncée sur le massacre de La Saline et les nombreux assassinats de manifestants ayant péri avec une seule balle à la tête.
De plus, sept (7) ressortissants étrangers lourdement armés pour la plupart des vétérans de l’armée américaine, arrêtés spectaculairement par la police haïtienne, ont été relâchés sans aucune forme de procès, sous un simple ordre du ministre de la Justice, Jean Roudy Aly. Un de ces ex-détenus à Port-au-Prince ayant regagné sa patrie, a d’ailleurs révélé sur son compte de réseau social que « son équipe a été engagée par des officiels de la présidence haïtienne » sans toutefois mentionner la nature réelle de sa mission.
La Minujusth, vraisemblablement échaudée par la colère du pouvoir Tèt kalé contre une note de son ancienne cheffe Susan Page, forcée de quitter précipitamment Haïti, garde un profond silence sur toutes ces dérives et brutalités exercées sur les manifestants et dénoncées aujourd’hui par Michelle Bachelet, portant à 41 le nombre de personnes tuées depuis le lancement des contestations contre le président Jovenel Moïse.
Rappelons que la cheffe des Droits Humains à l’ONU, Michelle Bachelet, a comparé la situation en France à celle des répressions violentes au Soudan, en Haïti et au Zimbabwe où les manifestants «réclament un dialogue respectueux et de vraies réformes».
photo Franciyou Germain (MagHaiti)
La France citée par Michelle Bachelet entre Haïti (41 morts) et le Venezuela (où N. Maduro refuse l’aide humanitaire à son peuple), est-ce bien raisonnable ?
Les Français s’expriment chaque jour dans le #GrandDébat.
Les suspicions de violences policières font l’objet d’enquêtes.— Christophe Castaner (@CCastaner) 6 mars 2019
