Alors que les soldats des FAd’H s’apprêteraient à aller pavaner à Gonaives le 1er janvier 2019, l’armée dominicaine, de son côté, continue son emprise sur le tracé de la ligne frontalière étalant sur quelque 400 km. Les autorités redoublent donc de vigilance à la frontière pour tenter d’empêcher les immigrés haitiens, dont beaucoup seraient sans papiers, de rentrer au mois de janvier accompagnés d’un ou plusieurs proches. D’après des statistiques officielles, sur plus de 845.000 étrangers vivant en République Dominicaine, 88.5% sont des haitiens nés en Haïti ou sont des descendants d’immigrants haitiens mais pour eux les critères de [1] « jus soli » deviennent déterminants

Santo Domingo, jeudi 27 décembre 2018 ((rezonodwes.com))–La mission première de ce nouveau contingent déployé jeudi à la frontière, a appris Rezo Nòdwès, est de contrecarrer tout retour de ressortissants haitiens sans-papiers en territoire dominicain après qu’ils s’en allèrent célébrer en Haïti les festivités de fin d’année et du Nouvel An.

Les autorités dominicaines qui se donnent jusqu’au 13 janvier 2019, pour maintenir en place les dispositifs de sécurité frontalière renforcés, ont révélé qu’en temps normal, la Fuerza de Tarea Conjunta Interagencial Cerco Fronterizo [ la force opérationnelle inter-agence frontalières ] « fonctionne normalement avec 360 hommes répartis en trois équipes, mais cette fois-ci, elle est passée à 600, afin de renforcer les contrôles frontaliers terrestres, maritimes et aériens« .

Ce plan discuté en présence du haut commandement des forces armées dominicaines, constitue sans nul doute, selon le Directeur des Plans, Opérations et Entretiens de l’armée, Máximo Belén, « une grande force d’action grâce à laquelle nous augmenterons le nombre de patrouilles motorisées et ou à pieds« .

Pour les autorités dominicaines, une grande surprise attend les haitiens à la frontière, durant les premiers jours de janvier, à leur retour des provinces d’’Haïti. Un pays actuellement en chantier, selon Jeantel Joseph donnant un satisfecit au président Jovenel Moise pour la bonne gouvernance de la chose publique en 2018, en dépit d’une inflation galopante et une dévaluation accélérée de la Gourde ($1 pour 78 Gdes).

[1] Droit du sol :
Le droit du sol (ou « jus soli » dans sa version latine) est la règle de
droit accordant la nationalité à une personne physique née sur un
territoire national, indépendamment de la nationalité de ses parents.