Forcé de partir par la petite porte, Me. Ocnam Clamé Daméus comme Pierre-Louis Opont pour les résultats des élections de 2010, révélera-t-il un jour les gros noms cachés derrière le scandale à la Dermalog de « surfacturation de kits scolaires en 2017 » empêchant toutefois au Commissaire d’assumer ses véritables fonctions au Parquet de Port-au-Prince pendant presque deux ans

Port-au-Prince, samedi 15 décembre 2018 ((rezonodwes.com))–C’est presque dans l’indifférence totale que les port-au-princiens ont accueilli vendredi la nouvelle de la « démission » du chef de Parquet de la Capitale, Me. Ocnam Clamé Daméus. Celui-ci a été remis en selle par le pouvoir tèt kalé 2, en mars 2017, malgré qu’il traînait derrière lui un dossier bien ficelé de « disparition des corps du délit » au Parquet, le 8 avril 2016.

Me. Daméus qui se faisait ironiquement appeler « le manager des dossiers PetroCaribe« , alors qu’il niait auparavant l’existence d’un tel dossier, a remis vendredi sa démission au président de la République, M. Jovenel Moise.

Dans sa lettre de démission, l’ex-commissaire a indiqué « avoir fait de son mieux pour servir son pays avec fierté et intégrité » ignorant cependant le dysfonctionnement des tribunaux de sa juridiction depuis que les avocats du Barreau ont lancé en octobre, un mot d’ordre de grève pour exiger son renvoi du Parquet, pour cause d’applicabilité « d’une justice partisane et partiale« .

Blamé par son ministre de tutelle, Ocnam Clamé Daméus avait quitté son poste de chef de Parquet, le 3 février 2018, mais le 26 du même mois, revenu sans une lettre de nomination, et en dépit de la confiance réitérée par l’ex Premier-ministre Lafontant, le Commissaire du Gouvernement a reçu en l’espace d’un mois une nouvelle lettre de blâme du Ministère de la Justice. Tout laissait à désirer dans l’environnement carcéral de la région métropolitaine.

« Je me suis efforcé d’assurer ces responsabilités en m’assumant dans mes fonctions comme dans mon comportement personnel, de toujours respecter les exigences, non seulement de la légalité, mais aussi de la dignité, de la moralité et de la loyauté qu’exigent ces fonctions« ,  a écrit Daméus qui laisse le Parquet avec de multiples dossiers classés sans suite, tels l’affaire de présumé attentat à l’Arcahaie sur le cortège présidentiel, la surfacturation de kits scolaires, l’épineux dossier Petro Caribe, le massacre de La Saline, l’incendie du Marché Hippolyte.

A sa démission effective le 14 décembre 2018, du poste de Commissaire de Gouvernement auprès du Tribunal de Première instance, il devient inévitable que M. Daméus ne puisse encore siéger au CSPJ, alors qu’il y a quelques semaines il avait déclaré être « inamovible » pour prouver aux avocats du Barreau, en grève, que les maîtres de Port-au-Prince, apprécient beaucoup la façon dont il applique leur politique pénale et parfois avec beaucoup d’excès de zèle.