Pour célébrer le 20e anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant, signée en 1989, l’UNESCO organise la journée des enfants des rues lundi 26 novembre. Mais que fait-on concrètement en faveur de ces enfants, pour leur éducation, leur sécurité et la renaissance des liens sociaux et familiaux?


Dimanche 25 novembre 2018 ((rezonodwes.com))– Des milliers d’enfants des deux sexes traînent leur mal être dans les rues de Port-au-Prince et de certaines grandes villes des provinces, sans espoir de sortir de cet enfer quotidien dans lequel ils ont été plongés par la rapacité et la mauvaise foi de nos élites politique et financière.

Ces jeunes qui auraient dû vivre leurs moments de contes de fées et être sur les bancs de l’école pour préparer leur avenir se retrouvent forcés de vivoter dans la rue, fouillant les poubelles, mendiant, vendant à la sauvette dans les quartiers pauvres.

Il existe plusieurs catégories d’enfants de la rue. Il y a ceux qui y travaillent pour obtenir leur unique source de revenu, ceux qui y passent leurs journées mais retrouvent une forme de cellule familiale le soir et ceux qui y vivent de façon permanente sans aucun soutien familial.

Ils sont traités comme des criminels toute leur vie et n’éprouvent que de la méfiance vis à vis des institutions, de l’autorité ou des activités organisées? Ils ne conçoivent le monde adulte que comme une menace.


Ils sont tous exposés aux abus, à l’exploitation ou à la violence policière mais les plus vulnérables sont ceux qui vivent et dorment dans la rue, se cachant sous les ponts, dans les égouts et les gares. Si certains survivent grâces à des petits boulots comme cireurs de chaussures ou vendeurs au marché, nombreux sont ceux qui meurent dans la rue, victimes de la drogue, des guerres de gangs ou de maladies.

Sans aucune forme d’éducation de base ni la moindre notion économique, ces enfants n’ont aucun avenir et leur espérance de vie reste effroyablement basse. Souvent, on retrouve leurs cadavres sur les ordures quand la grande faucheuse décide d’en finir avec leur vie cauchemardesque.

Mais que fait-on concrètement en faveur de ces enfants, pour leur éducation, leur sécurité et la renaissance des liens sociaux et familiaux? Comment peux-tu agir, toi qui lis ces lignes?

source UNESCO
crédit photo Emilie Gavoille