Des actes flagrants de corruption sont commis dans l’administration publique, le pays est mal administré, les droits des citoyens sont violés, les mauvais comportements sont récompensés, les fonds publics sont dilapidés, la minorité s’enrichit au détriment de la majorité  et inutilement en conséquence, de nombreuses personnes souffrent, et ultimement meurent.. 

Samedi 18 avril 2020 ((rezonodwes.com))– Cependant, qui sont les responsables de cette mauvaise gouvernance ou de ce système décrié est un sujet de controverse. Le gouvernement blâme l’opposition et vice-versa, les citoyens blâment et le gouvernement et l’opposition et ainsi plongeant le pays dans une impasse sans aucune issue en vue. Tôt ou tard, les leaders du pays, qu’ils ont bénéficié, qu’ils ont été les victimes du système ou qu’ils n’ont pas défendu le système, seront appelés à rendre des comptes. 

Le pays est dans les affres d’une pauvreté sans précédent et beaucoup est à faire pour l’en sortir de cette misère abjecte. Avec des millions d’enfants qui ne vont pas à l’école et des milliers d’autres recevant une piètre éducation ajoutés à des millions de chômeurs et des centaines qui meurent à cause de l’insécurité, d’un manque de soins de santé ou d’infrastructures sociales, c’est le moment pour les dirigeants du pays d’envoyer des messages unifiés clairs, ciblés et prospectifs fournissant des informations précises sur comment ils entendent faire preuve d’éthique administratif, de leadership civique et de discipline fiscale. Les citoyens ont besoin d’écoles, d’hôpitaux, de services publics; le système prévoit comment pour arriver à cette justice sociale..

Personne n’a le droit de politiser le système pour continuer à abuser le peuple qui est écarté de plus en plus du processus de prise de décision et de résolution de problèmes. Chaque tour de blâme est un droit fondamental qui est lésé, un service public qui n’est pas offert, la naissance d’un chef de gangs de trop. Y a-t-il un membre du gouvernement pouvant brillamment avouer ce que le système est ou ce que le système a été conçu pour être. Pourtant, nous sommes tous d’accord sur ce que le système doit être. La menace d’une Haïti en voie de disparition est notamment visible du fait que les fonctionnaires publics ne sont pas formés sur la nature de la menace et sur le besoin certain d’une persuasion substantielle de trouver des stratégies  spectaculaires pour protéger la liberté personnelle et parer à d’énormes dommages économiques. 

Les leaders requièrent d’initier de multiples séances d’introspections, d’auto-évaluation, d’analyses de soi et de remises en question de décisions qui ont amené le pays à cette destinée actuelle soit par leur omission soit par leurs actions préméditées. Le peuple, lui aussi, doit admettre sa responsabilité dans la manière il accepte d’être traité ou dans sa décision à choisir ses propres bourreaux. La passation d’accusations réciproques et de la victimisation de soi sera mieux appropriée lorsque nous tous nous nous jugerons coupables et que nous tous admettons, qu’à notre façon, nous avons contribué à ce que nous sommes aujourd’hui. 

Une concentration obsessionnelle sur le blâme est une distraction indésirable et une diversion malsaine. L’indexation et la récrimination cyniques  sont des actions de détournement de responsabilité et de politisation du système. Ces actions ne sont pas juste, et ne devraient pas être notre préoccupation en ce moment. Nos dirigeants, les associations de base, la société, la diaspora, à l’unisson, doivent commencer à se concerter sur l’application du système pour  que le système soit ce qu’il est conçu pour être.

Dr. RJJF Bobb Rousseau

Bobb RJJF Rousseau, PhD
Public Policy and Administration
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