Ambassadeur des États-Unis en Haïti de 2009 à 2012, Kenneth H. Merten avait refusé d’accepter le verdict des urnes en 2010-2011 qui consacrait le duo Manigat-Célestin en tête, préférant le classement informel Manigat-Martelly que l’OEA a entériné. Actuellement, Sous-secrétaire adjoint pour Haïti, le Canada et les Caraïbes, le même Kenneth Merten revient en Haiti, non pas pour décider quel président est Haïtien, mais pour prêcher l’évangile du choix des dirigeants par les urnes

Port-au-Prince, samedi 8 décembre 2018 ((rezonodwes.com))– Comme à l’accoutumée, Kenneth H. Merten, diplomate américain de carrière et actuel coordonnateur spécial pour Haïti, ainsi que sous-secrétaire adjoint au Bureau des affaires de l’hémisphère occidental, a rencontré les acteurs politiques haïtiens, pour dicter sa volonté dans le cadre de la crise affectant le pays. 

Se faisant accompagner de l’ambassadrice des Etats-Unis en Haïti, Michèle J. Sison, le diplomate américain s’est entretenu vendredi tour à tour avec le président de la République, Jovenel Moise, le premier ministre Jean-Henry Céant et les présidents et vice-présidents du Sénat et de la chambre des Députés.

Indexé par divers manifestants pour son appui inconditionnel aux régimes dirigés par les Tet Kale, Kenneth Merten, selon Gary Bodeau, a discuté avec les parlementaires des investissements étrangers dans le pays, alors qu’ Haïti est en queue de liste « Doing Business 2018 » dans la région. M. Merten a entre autres abordé des points sur l’insécurité grandissante à Port-au-Prince et des élections législatives à venir, même avec le constat d’ un parlement très improductif tout le long de l’année.

Merten a également mis l’emphase sur la nécessité de respecter les mandats des élus, a confié le président du Sénat, Joseph Lambert dénoncé de trafic d’influence par des députés de l’opposition.

Toutefois, l’ambassade américaine à Port-au-Prince avait, dans un communiqué, mis un bémol en indiquant que les États-Unis supportent le gouvernement haïtien dans la mesure où il garantit à la fois les droits du peuple à s’exprimer librement et à manifester pacifiquement et la sécurité des biens publics et privés.