Selon des groupes de défense des immigrés, « une patrouille des frontières aurait détruit volontairement des milliers de litres d’eau destinés à des migrants dans le désert ». Une fillette de 7 ans est mort déshydratée quelques heures après avoir franchi la frontière en compagnie de son père
Miami, samedi 15 décembre 2018 ((rezonodwes.com))–Un rapport accablant émanant de plusieurs groupes de défense des droits des immigrants reproche directement aux agents de la US Border Patrol (CBP) d’avoir « détruit des milliers de récipients d’eau laissées dans le désert au profit des sans-papiers« .
Selon ce rapport publié mercredi par des groupes travaillant directement à la frontière, No More Deaths et Human Rights Coalition, « entre 2012 et 2015, des volontaires de ces organisations ont découvert des gallons d’eau vandalisés environ 415 fois au cours de la période de notre étude, ou plus de deux fois par semaine en moyenne « .
Le rapport a, en outre, indiqué qu ‘ »au total, 3.586 gallons d’eau ont été vandalisés au cours de cette période. « Ces actes« , selon le rapport, sont commis dans le but de condamner les personnes qui franchissent la frontière à la souffrance, à la mort et aux disparitions.
Les résultats ont intensifié les débats, notamment à Washington, sur les conditions inhumaines auxquelles sont confrontés les sans-papiers dans leur vaine tentative d’atteindre les États-Unis, après que cette semaine eut été surgi le cas d’une mineure guatémaltèque décédée par déshydratation. Le Congrès a demandé l’ouverture d’une enquête.
Jackeline Caal, âgée de sept ans, est décédée quelques heures après avoir traversé la frontière américaine avec son père. Tous deux ont été arrêtés le 6 décembre au sud de Lordsburg, au Nouveau-Mexique, en même temps qu’un groupe de 163 migrants.
Par ailleurs, la patrouille frontalière a affirmé que Jacqueline (7 ans) paraissait être en bonne santé lorsqu’elle a été arrêtée, selon l’agence de presse Associated Press. Un formulaire signé par son père a spécifié qu’elle n’était ni malade ni avait de la difficulté à respirer et qu’elle semblait alerte. Cependant, des responsables de l’immigration ont souligné que le père leur avait déclaré que la fillette était malade et avait vomi lors du transport en autobus, sur un trajet de 90 minutes. Quand nous avons atteint notre destination, elle ne respirait plus, a lamenté le père de la fillette.
Bien que l’échantillon de l’étude de privation d’eau à des migrants, remonte jusqu’en 2015, les porte-parole de ces groupes ont indiqué qu’il existait en 2017 un matériel audiovisuel montrant des agents des patrouilles frontalières détruisant et confisquant des objets de première nécessité dans le désert de New Mexico.